Plus on est jeune, plus il est important de se protéger contre la contamination par l’iode radioactif. Les bébés et les jeunes enfants courent le plus grand risque. Pour protéger le fœtus, ceci vaut également pour les femmes enceintes. Le cas échéant, les comprimés d’iode doivent donc être administrés en priorité aux enfants et aux femmes enceintes (pour préserver leur fœtus).
La notice vous apportera plus d’information sur les doses à prendre (dépendant de l’âge) et de la meilleure façon qu’il convient de le prendre. Cette notice vous donne également un aperçu des cas pour lesquels mieux vaut éviter l’utilisation des comprimés. Si vous appartenez à un des cas décrits, prenez préventivement contact avec votre médecin traitant ou un spécialiste.
La prise de comprimés d’iode est une mesure de précaution qui, même après un accident nucléaire, ne doit pas toujours être appliquée. Ne prenez ces comprimés que lors d’un accident nucléaire pendant lequel de l’iode radioactif est libéré et seulement après recommandation des autorités.
Chaque scénario d'accident ne prévoit pas un rejet (d'iode radioactif). Souvent, un accident est associé avec une phase pendant laquelle aucun rejet n'a encore eu lieu (phase de menace). Pendant cet espace temps, l'exploitant tentera de garder le contrôle technique afin d'éviter ou limiter un impact à l'extérieur du site. Les comprimés d'iode sont plus efficaces s'ils sont pris juste avant ou le plus rapidement possible après un rejet d'iode radioactif.

Vous pouvez dissoudre les comprimés dans une petite quantité d’eau pour ensuite diluer la solution dans une plus grande quantité d’eau ou de jus de fruits. Dans des cas exceptionnels, l’absorption d’iode peut entraîner des réactions d'hypersensibilité telles que : rougeurs de la peau (rash), accumulation de liquide (œdème), douleurs cervicales, yeux qui coulent, symptômes de refroidissement, gonflement des glandes salivaires et fièvre. Les symptômes disparaissent sans aucun traitement lors de l’arrêt de la prise d’iode. En cas de doute, il est préférable de consulter son médecin. Le faible risque de réactions d’hypersensibilité n’est pas un argument pour ne pas prendre les comprimés d’iode.

Copyright (c) 2010 Service Public Fédéral Intérieur