Il existe des règles spécifiques pour les prestataires d’aide ou “intervenants”.
En principe, il peut être fait appel à chaque citoyen adulte, à chaque femme non enceinte lors d’une situation de crise radiologique, pourvu que l’on puisse garantir que leur exposition sera inférieure à ce que l’on peut supporter dans des circonstances non accidentelles, pour une personne exposée aux radiations ionisantes à titre professionnel.
Par exemple, il faut pouvoir garantir que la dose corporelle totale reste inférieure à 20 mSv (millisievert) durant la totalité de l’intervention, étant donné que les 20mSv constituent la dose annuelle limite pour des personnes exposées à titre professionnel dans les “situations d’exposition planifiées”, par exemple dans un service de radiologie.
Si les risques s’avèrent plus importants, l’intervention est effectuée par des bénévoles informés de la situation, par exemple des corps de sapeurs-pompiers ou des unités de protection civile. Ces personnes sont formées, disposent d’un équipement de protection spécifique (et, le cas échéant, de comprimés d’iode) et font l’objet d’un suivi dosimétrique. Ce type d’action n’est pas autorisé aux femmes enceintes, ni, en cas de risque de contamination, aux femmes qui allaitent.
Dans ces corps de sapeurs-pompiers, l’exposition individuelle reste limitée grâce à la rotation fréquente du personnel et les opérations les plus risquées sont réservées à des personnes présentant les plus faibles risques en cas d’exposition (les “hommes âgés”).
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