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Pour qui?

Quels sont les groupes sensibles?

Les fœtus, les nouveau-nés, les jeunes enfants et les adolescents sont les plus sensibles et présentent donc le plus de risques de développer un cancer de la thyroïde après une exposition à de l'iode radioactif.

  1. Enfants et adolescents de moins de 18 ans 
    Les enfants et adolescents de moins de 18 ans, surtout les plus jeunes, courent le risque le plus élevé de développer un cancer de la thyroïde en cas d'accident nucléaire. 
  2. Femmes enceintes  
    La sensibilité à l'iode radioactif est encore plus élevée chez les bébés qui y sont exposés avant leur naissance, dans le ventre de leur mère. La thyroïde du bébé commence à concentrer et à stocker l'iode dès le 2ème trimestre de grossesse. Les besoins en iode des femmes enceintes sont donc plus importants, ce qui signifie qu'elles absorberont une plus grande quantité d'iode radioactif en cas d'accident nucléaire. La prise de comprimés d'iode permet de protéger les femmes enceintes et les bébés à naître. 
  3. Femmes allaitantes  
    L'iode est assimilé par la glande mammaire des femmes qui allaitent et se retrouve dans le lait maternel. La prise de comprimés d'iode durant un accident nucléaire permet de protéger les mères et leur bébé. Le bébé devra également ingérer sa propre dose d'iode, dans un biberon de lait en poudre ou maternel. 

Chez les jeunes adultes (19 - 40 ans), le risque de cancer de la thyroïde induit par de l'iode radioactif est faible. Le risque d'effets secondaires résultant de la prise unique de comprimés d'iode est également faible. Il peut donc s'avérer judicieux, à proximité d'un site nucléaire, de recommander la prise de comprimés d'iode pour ce groupe d'âge également, à partir d'un seuil d'exposition déterminé.  

Pour les adultes de plus de 40 ans et compte tenu des données scientifiques actuelles, la prise de comprimés d'iode en cas d'accident nucléaire n'est pas recommandée, à moins que l'exposition attendue soit tellement élevée qu'elle affecte la fonction thyroïdienne. Le risque de cancer de la thyroïde par de l'iode radioactif à partir de cet âge est en effet très faible, alors que le risque d'effets secondaires graves augmente. En revanche, en cas de grossesse ou d'allaitement maternel, la prise de comprimés d'iode est également indiquée au-delà de 40 ans. Les adultes de plus de 40 ans sont invités, via la campagne et sur la notice, à s'informer auprès de leur médecin généraliste ou de leur spécialiste avant la survenue d'un incident nucléaire. 

Qui doit se procurer des comprimés d'iode?

Plus on est jeune, plus le risque de cancer de la thyroïde induit par de l'iode radioactif est élevé.Plus on est proche d'un site nucléaire, plus le risque d'exposition à de l'iode radioactif est élevé en cas d'accident nucléaire. Il est donc conseillé aux groupes sensibles sur l'ensemble du territoire d'aller chercher des comprimés d'iode: les familles avec enfants de moins de 18 ans, les femmes enceintes et les femmes allaitantes.

  • Dans une zone de 20 kilomètres autour des sites nucléaires (10 km pour l'IRE Fleurus), il est préférable que les groupes sensibles ainsi que tous les autres habitants aillent chercher des comprimés d'iode. Dans l'idéal, chaque famille et chaque collectivité (entreprise, école, crèche, hôpital, supermarché, …) dans cette zone devraient avoir à la maison un stock de comprimés d'iode. 
  • En dehors de la zone des 20 kilomètres autour des sites nucléaire (10 km pour l'IRE Fleurus), donc dans le reste du pays, il est conseillé aux groupes sensibles et aux collectivités où séjournent des enfants (crèches, écoles, établissements pour jeunes) d'aller chercher des comprimés d'iode. Les citoyens qui ne font pas partie de ces groupes cibles spécifiques ne doivent pas aller chercher de comprimés d'iode car le risque diminue fortement avec l'âge et avec la distance les séparant de l'accident. Ils peuvent toutefois obtenir une boîte de comprimés d'iode à la pharmacie sur simple demande.