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Pour qui (et pour qui est-ce déconseillé) ?

Qui doit prendre des comprimés d'iode ?

- Les enfants

L'âge au moment de l'exposition aux isotopes radioactifs d'iode a un impact très important sur la probabilité d'induction du cancer de la thyroïde. Plus la personne est jeune, plus le risque est élevé.

En outre, les cancers de la thyroïde qui se développent chez les enfants, contrairement à ceux de la plupart des adultes (âgés), ont un comportement biologique très agressif avec forte tendance à l’invasion locale et au développement rapide de métastases à distance.

- Les femmes enceintes

Au cours de la grossesse, le besoin d'iode est accru. Les femmes enceintes exposées absorberont de ce fait une plus grande quantité d'isotopes radioactifs d'iode et courent par conséquent un risque plus élevé que les femmes du même âge non-enceintes.

La thyroïde du fœtus commence à concentrer l'iode et à l'accumuler à partir du 2e trimestre de la grossesse. Lorsque la prise de comprimés d'iode est recommandée, il est dès lors très important que les femmes enceintes prennent ces comprimés. Elles se protègent ainsi elles-mêmes autant que leur futur bébé.

Si la future maman a plus de 40 ans, la prise ou non de comprimés d’iode fera l’objet d’un avis médical individuel qui tiendra compte, d’une part des risques que courent la maman ainsi que son bébé à cause de l’exposition aux radio-iodes et d’autre part des risques engendrés par la prise des comprimés.

- Les femmes allaitantes

L'iode est également absorbé activement par les glandes mammaires des femmes allaitantes et sécrété dans le lait maternel. Lorsque la prise de comprimés d'iode est recommandée, celle-ci s'applique donc également aux femmes en période de lactation. Elles se protègent ainsi elles-mêmes autant que leur bébé.

Le bébé devra en outre recevoir sa propre dose d'iode via un biberon rempli, par exemple, de lait maternel tiré.

Si la maman allaitante a plus de 40 ans, divers facteurs doivent absolument être pris en compte:

  1. ses propres risques liés à l’exposition aux radio-iodes (cancer de la thyroïde, mais également risque accru de cancer du sein),
  2. les risques pour le bébé allaité
  3. les risques liés à la prise des comprimés (pour la mère surtout)
  4. l’interruption -temporaire ou définitive- de l’allaitement (pour le bébé surtout).

 

Pour qui est-il préférable d'éviter les comprimés d'iode ?

- Les personnes présentant une contre-indication à la prise de comprimés d'iode

Les comprimés d'iode ne conviennent pas aux personnes atteintes des maladies suivantes:

  • hypersensibilité à l'iode 
  • dermatite herpétiforme 
  • vasculite hypocomplémique 
  • iododerma tuberosum 
  • myotonie congénitale

- Les adultes de plus de 40 ans

Pour les adultes de plus de 40 ans, l’usage des comprimés est souvent moins indiqué pour 2 raisons :

  • le risque de cancer de la thyroïde par suite de l'absorption d'iode radioactif diminue avec l'âge. A moins que les doses attendues ne soient (très) élevées, l'effet protecteur de la prise préventive d'iode stable est limité.
  • après 40 ans, le fonctionnement de la thyroïde est souvent perturbé, surtout dans les régions pauvres en iode telles que la Belgique. Ce dérèglement augmente le risque d'effets indésirables à la suite de la prise de comprimés d'iode. Certains de ces effets peuvent être très graves. Cela signifie que les inconvénients liés à la prise de comprimés après l’âge de 40 ans peuvent être plus importants que l’avantage, à savoir le blocage de la thyroïde par administration d’iode stable (éviter un cancer de la thyroïde).

L'avantage des comprimés étant limité et le risque d'effets secondaires graves augmentant chez les personnes de plus de 40 ans, la prise de comprimés d’iode après cet âge est généralement déconseillée.

En cas de grossesse ou d'allaitement, ou lorsque de fortes doses sont attendues, la prise de comprimés peut être envisagée, même après 40 ans.

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